La vie après la mort

La vie se poursuit après la mort, ce que j'ai vécu en est la preuve !
Mes raisons de croire que la vie se poursuit après la mort !

Ceci n’est pas un roman, il s’agit de faits vécus !

Les faits rapportés ici ont vraiment eu lieu. Pour vous les raconter, je me suis référé à mes notes, à mes souvenirs, ainsi qu’à ceux d’occasionnels témoins. Seuls quelques noms ont été changés dans certains passages.

Pendant la presque totalité des 45 premières années de ma vie, j’ai été le témoin occasionnel d’évènements inexpliqués impliquant des gens décédés. Parmi eux se trouvaient surtout des étrangers, mais aussi des parents. Et puis un jour, tout s’est arrêté.

Mon objectif premier est de vous exposer ces expériences qui m’ont amené à croire que ce qui nous attend après la mort est tout à fait naturel et infiniment plus simple que ce que nous avons pu collectivement imaginer depuis la nuit des temps.

Pendant des années, j’ai repensé à ces évènements étranges qui ont jalonné ma vie et ce que j’en ai retenu, me semble-t-il, vaut la peine d’être partagé.

Si je peux enfin raconter tout cela publiquement, c’est que me voilà à un certain âge, bientôt prêt à me rendre de l’autre côté de la vie pour voir enfin par moi-même comment on y vit, car la vie s’y poursuit… je n’ai plus la possibilité d’en douter !

Pierre-Roland Mercier

Extrait du livre :

Chapitre 1

« Vous venez de rencontrer monsieur McGowan,
mort au début des années 1900 ! »

C’était en 1983, je réalisais et j’animais pour la télévision des documentaires sur la nature et sur la pêche à la ligne. Nous étions en fin d’été. Ma compagne me donnait un coup de main sur un tournage qui avait lieu dans un village des Cantons de l’Est, au Québec. Nous avions réservé une chambre dans une vieille auberge voisine du lieu de tournage.

Il s’agissait d’un grand bâtiment en bois construit à la fin des années 1800. À notre arrivée, le gérant de l’endroit nous indiqua notre chambre. Elle se trouvait tout en haut de l’immeuble comptant plusieurs étages. Nous y avons fait un brin de toilette, puis nous sommes descendus pour le repas du soir.

Un peu plus tard, de retour à la chambre, nous avons rapproché les deux lits à une place qui se trouvaient dans la pièce afin d’en faire un grand lit. Après une journée passée au grand air, nous nous sommes tous deux endormis en posant la tête sur l’oreiller.

Au milieu de la nuit, une voix forte me réveilla brusquement. En ouvrant les yeux, je vis qu’un homme grand de taille, portant une barbe dense, se tenait au pied de mon lit et nous hurlait dessus sans ménagement.

Avec l’intention de sortir du lit, je tentai d’abord de m’asseoir. Tout au plus, arrivai-je à soulever un peu la tête, à la décoller de l’oreiller pour mieux regarder l’homme droit dans les yeux. Il parut si surpris par ma réaction qu’il s’arrêta un bref instant de parler, puis il se remit à hurler. Je tentai de m’adresser à lui, mais pas un son ne sortit de ma gorge tant j’étais paralysé par la peur. J’entendais mon cœur battre à toute vitesse et ma respiration s’accélérait aussi de manière évidente.

C’était alors la toute première fois de mon existence que je vivais une pareille paralysie. Je me sentais incapable de remuer, ne serait-ce qu’une main et encore moins d’émettre un son. J’avais beau essayer de parler ou de crier, chaque fois ma gorge se resserrait douloureusement. Pourtant, j’étais pleinement conscient.

L’homme s’adressait à moi en anglais et des mots revenaient constamment : «You’re not married — not under my roof — get out of here, now! (Vous n’êtes pas mariés — pas sous mon toit — partez d’ici immédiatement !)

Je me trouvais proprement incapable d’alerter ma compagne qui, assez curieusement d’ailleurs, dormait comme une buche à mes côtés. Bref, je ne pouvais rien faire d’autre que de regarder cette scène hallucinante. Pendant qu’il gesticulait et me hurlait dessus, je tentais de comprendre comment cette personne pouvait être entrée dans notre chambre, alors que je me souvenais parfaitement avoir mis et vérifié le loquet sur la porte.

Soudain, même si j’étais en état de choc, je réalisai que malgré ma myopie je pouvais le voir distinctement ! Je le voyais aussi bien que si je portais mes lunettes alors posées sur la table de chevet. Je fis ensuite un effort pour me concentrer sur ce qui se passait. J’étais de plus en plus convaincu que je ne rêvais pas, que l’homme était bien là devant moi et que le phénomène auquel je participais se devait d’être plus que rare.

Je dois préciser ici que j’avais exercé le métier de journaliste durant quelques années auparavant et que j’en avais tiré quelques leçons. Je me devais, me disais-je en un éclair, de remarquer le plus de détails possible.

D’abord, sa voix ne résonnait pas normalement. Je connaissais bien les règles concernant l’enregistrement des sons dans une pièce, pour des entrevues par exemple, et je percevais très bien que quelque chose n’était pas normal dans ce que j’entendais. Les murs de la chambre, pourtant lisses et bien dégagés dans l’ensemble, ne reflétaient pas la voix forte de l’homme comme ils auraient dû le faire normalement. Il n’y avait donc pas le moindre écho naturel sur les murs, un écho pourtant toujours présent lorsqu’on sait le reconnaître.

Je le voyais enragé, grimacer sous l’effort qu’il mettait à me crier dessus et pourtant le son de sa voix se propageait différemment dans l’air de la pièce. C’était comme si d’autres sens que la vue et l’ouïe me donnaient accès à ce qui se passait dans cette chambre.

L’homme était un costaud, solide sur ses jambes, bien qu’il devait être dans la soixantaine à mon avis. Il portait une chemise sombre qui me semblait avoir été taillée dans une étoffe rude ainsi que des bleus de travail avec bretelles. Je pouvais aussi constater que ses cheveux et sa barbe tiraient sur le roux. Ce détail me surprit d’autant qu’en télévision nous sommes bien placés pour savoir que les couleurs disparaissent rapidement sous une lumière faiblarde. Me trouvant dans une chambre sans le moindre éclairage, en pleine nuit, je n’aurais pas dû être en mesure de voir ainsi ces couleurs. D’ailleurs, je n’aurais pu y voir quoi que ce soit dans cette chambre, me semblait-il.

Tout cela dura plusieurs minutes, jusqu’à ce que l’homme, tout en continuant de réclamer notre départ, se mette à reculer vers la porte de la chambre. Puis il s’arrêta un court instant à quelques mètres de la sortie. C’est là que je remarquai une autre chose surprenante, une chose qui acheva de me glacer le sang dans les veines. Derrière lui se trouvait un tableau accroché au mur et… je pouvais voir ce tableau à travers lui ! À partir de cet instant, il ne faisait plus aucun doute pour moi que j’étais en présence d’une personne décédée, ce qui me bouleversa bien davantage encore.

Je vis finalement l’homme tourner les talons et disparaitre au travers de la porte toujours fermée, comme si de rien n’était. Cette fois, je crus que mon cœur allait s’arrêter d’un seul coup. Il me fallut ensuite prendre le temps de me calmer et de me raisonner de mon mieux. Craignant de le voir revenir, j’avais un mal fou à détacher mon regard de la porte de la chambre.

Malgré tout, quelques minutes plus tard, je parvenais à bouger les bras. Sottement, je me couvris la tête de mes couvertures. Quelque peu calmé, je m’apprêtais à interrompre le sommeil de ma compagne pour lui faire part de ce que je venais de vivre. Je me mis à réfléchir sur la manière de lui dire les choses et cela ne me parut pas une si bonne idée finalement. Je me doutais bien qu’elle aurait du mal à me croire, que cette expérience serait sans doute considérée par elle comme un simple rêve que j’aurais pris pour la réalité. Je choisis plutôt de tenter de trouver le sommeil.

*****

Le lendemain matin, dès notre réveil c’est avec émotion et détermination que je lui racontai ce qui s’était passé. Elle démontra une très bonne attitude, bien meilleure que celle à laquelle je me serais attendu dans les circonstances. Elle m’encouragea tout de suite à raconter mon expérience au gérant de l’auberge. Ce dernier, disait-elle, aura sans doute eu vent d’activités nocturnes de ce genre si elles avaient vraiment lieu dans son établissement.

Une demi-heure plus tard, en arrivant dans la petite salle à manger, le gérant nous demanda si nous avions passé une bonne nuit. M’apprêtant à lui raconter ma mésaventure, je baissai la voix, mais j’avais à peine annoncé que j’avais été tiré du sommeil par un visiteur, qu’il m’interrompit en regardant du côté de sa femme occupée à servir des clients un peu plus loin.

— Venez avec moi tous les deux, proposa-t-il d’un air contrarié.

Il nous guida pour s’arrêter juste assez loin des oreilles de sa femme. De toute évidence, il souhaitait la tenir à l’écart de ce que j’avais à dire.

Je lui fis soigneusement le récit de l’évènement. À aucun moment il ne nous parut surpris. Puis il nous proposa de le suivre dans son bureau. Sans dire un mot, en entrant, il me désigna un groupe d’une vingtaine de photographies accrochées à un mur. En approchant, je reconnus immédiatement l’homme de la nuit précédente sur une des photos les plus anciennes.

— C’est lui, fis-je trop heureux de constater que je n’avais pas rêvé. Qui est-ce ? demandai-je aussitôt.

— Je vous annonce, M. Mercier, fit le gérant sur un ton quelque peu solennel, que vous avez fait la connaissance de l’homme qui a construit cette auberge il y a presque 100 ans, c’est-à-dire M. McGowan, en personne.

J’étais heureux que ma compagne de l’époque soit à mes côtés pour entendre ce que le gérant avait à dire et surtout qu’elle m’ait vu identifier sans hésiter la photo de McGowan, parmi toutes celles accrochées au mur. Elle n’avait ni vu ni entendu l’homme hurler dans notre chambre, mais au moins elle aurait vécu une partie de l’aventure avec moi et je m’en trouvais rassuré quant à la réalité de l’évènement.

Ma compagne et moi nous sommes regardés, incrédules, ne sachant trop comment réagir. Elle lui demanda s’il se manifestait souvent. Comme il l’avait fait la nuit dernière.

De temps à autre, un client de l’auberge nous raconte avoir eu sa visite, mais c’est rare, raconta le gérant. M. McGowan était un Irlandais venu s’installer ici avec sa famille. Il avait la réputation d’être aussi religieux que colérique. Il serait d’ailleurs décédé suite à une colère exceptionnelle qui aurait affecté son cœur.

Je n’étais donc pas la seule personne en mesure de décrire une telle visite nocturne dans cette auberge. Je m’en trouvais d’autant réconforté. Cependant, j’allais passer bien des heures à retourner les moindres détails de ce qui s’était passé dans ma tête, afin d’essayer d’en comprendre tous les éléments.

Ce que je ne pouvais savoir à ce moment-là, c’est que cette étrange expérience allait être suivie de plusieurs autres bien plus marquantes encore. Ce que j’allais apprendre ensuite, d’ailleurs, me permettrait de me faire une idée structurée d’une partie de ce qui se passe lorsque nous quittons notre enveloppe charnelle.

Comme ce genre de chose se vit en solitaire, chaque fois que j’aurai l’occasion de m’accrocher à un élément concret, comme ce fut le cas avec la photo de M. McGowan, je ne raterai pas l’occasion de le faire. D’ailleurs, si je n’avais pas disposé d’éléments vérifiables au cours des années, je n’aurais pas osé partager publiquement comme je le fais à présent le récit de ces étonnantes expériences. J’aurais préféré me taire, comme le font sans doute bien des personnes à travers le monde, face aux rares évènements du genre dont ils ont eu connaissance.

La différence, en ce qui me concerne, c’est sans doute la durée dans le temps et le nombre de ces manifestations. Même si la vie moderne me rappelait constamment qu’il valait mieux ne pas m’y arrêter, ne pas leur accorder d’attention et encore bien moins en parler aux gens, elles survenaient de temps à autre comme pour me rappeler que ces choses existent. Elles faisaient partie de ma vie, que je le veuille ou non.

Dans les mois qui suivirent mon passage à cette auberge, cependant, je me remis à douter de la réalité de ce que j’avais vécu, ceci malgré la confirmation du gérant et la photo que j’avais identifiée spontanément dans son bureau.

Le cerveau humain préfère sans doute le concret, le palpable. Il est fait pour ça, alors vivre une rencontre avec un défunt… c’est plutôt difficile à intégrer, surtout au début. Un détail me chicotait particulièrement. C’était à propos des bleus de travail que portait mon visiteur nocturne. Pendant un moment, dans une période de doute, je m’étais mis en tête que ce genre de vêtement n’existait pas encore à l’époque à laquelle M. McGowan avait vécu.

Perplexe, j’ai donc effectué des recherches pour finalement découvrir qu’en 1900 les bleus de travail avec bretelles étaient bel et bien en vente. Leur usage était même déjà répandu. Cette confirmation a achevé de me rassurer, au point que je n’ai plus jamais mis en doute ce que j’ai vécu cette fameuse nuit, sous le toit de ce monsieur McGowan.

Des explications possibles à propos

de la visite nocturne de M. McGowan.

Mes toutes premières perceptions de cet évènement se sont rapprochées par moments du cauchemar ou du film d’horreur, je dois bien le reconnaître. Avec le temps et surtout avec ce qui a suivi d’étrangetés dans ma vie, cette expérience hors du commun s’est révélée être au fond, tout à fait naturelle. Malgré les apparences, il ne s’y trouvait rien de terrible, rien d’inquiétant, et surtout rien qui justifie de me distancer ou de nier l’existence des personnes désincarnées. Je me suis donc intéressé à ce qui s’était passé, un peu à la manière d’un recherchiste, comme j’avais l’habitude de le faire dans la préparation de mes documentaires sur la nature. Je me suis donc posé des questions et j’ai tenté de trouver des réponses envisageables…

Fin de l’extrait.

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