Communiquer avec les morts, un sujet intarissable.

(Version audio sur YouTube) Le clavier post mortem, c’est le nom que j’ai donné à un clavier qui sert à détecter la plus infime variation dans le champ magnétique environnant. Autrement dit, un clavier qui répond à la fameuse question: comment communiquer avec les morts ?

L’idée de départ implique forcément que nous devions accepter l’hypothèse que la vie se poursuit en dehors du corps humain, de ce qui serait notre enveloppe biologique. Pour arriver à considérer cette hypothèse comme étant crédible, il faut s’ouvrir l’esprit, c’est le cas de le dire, et considérer comme valables les témoignages de gens prétendant avoir vu ou même parlé avec des défunts dans de rares occasions. Ces histoires deviennent un peu plus crédibles si on considère de récentes études menées par des médecins et des scientifiques que vous trouverez sur Internet et qui concluent que la vie se poursuit bien après la mort. Prenez le temps de vérifier si vous ne l’avez pas fait, vous serez surpris !

Un des éléments qui a mené à cette idée de clavier post-mortem pour communiquer avec les morts, c’est le fait que dans de nombreuses émissions de télévision des gens scrutaient de lieux réputés pour leur activité paranormale. Ils y avaient recours à de petits détecteurs de champ magnétique comme en utilisent les électriciens dans leur travail, des K2, comme on les appelle.

Or, ces appareils ne sont pas très perfectionnés et, malgré tout, en maintes occasions, ils semblent détecter la présence d’une source de champ magnétique qui serait une entité selon les utilisateurs à l’écran, c’est-à-dire un défunt. Évidemment, nombre de ces émissions sont truquées par moments, pour mettre sans doute un peu de piquant, parce que trouver des lieux actifs sur ce plan représente tout un défi. Mais voilà, je suis persuadé qu’elles ne sont pas entièrement truquées. Il ne me fallait, pour justifier ma démarche, que quelques occasions où un de ces champs magnétiques était réellement détecté, pas davantage.

J’arrête ici la justification de ma quête pour vous raconter ce que j’ai d’abord fait de cette idée. J’en ai écrit un roman intitulé « Le clavier post-mortem — Projet CPM ». Il s’agit d’un livre d’environ 500 pages, selon la version imprimée ou la version numérique, disponible sur les sites Web d’Amazon et autres (voir le site www.8wh.com) . Au moment de vous livrer ces informations, je ne l’ai pas encore produit en version livre audio, je le précise, alors que c’est le cas pour plusieurs de mes autres romans.

Je vous résume « Le clavier post-mortem — Projet CPM »

« Dans le plus grand secret, le réseau social que tout le monde connait a développé un clavier bien particulier que seuls les défunts peuvent activer. Le jeune ingénieur qui l’a mis au point, David Marsil, apprend ainsi que nos disparus ne le sont qu’à nos yeux, qu’entre deux incarnations ils vivent dans nos villes et villages et qu’ils nous visitent régulièrement dans nos maisons.

David comprend très vite que son invention va bouleverser les croyances, que les religions risquent de s’écrouler en quelques années seulement, bref, que le fait de communiquer avec nos proches décédés aura de terribles conséquences. Mais ses patrons n’en démordent pas, le clavier post-mortem sera bientôt commercialisé et ils le congédient. David accepte alors l’invitation du pape qui a eu vent de toute l’histoire et qui veut que son Église se positionne au plus vite pour faire face à la situation. À Rome, David découvre qu’il n’est pas impliqué dans l’affaire par hasard. Dans sa précédente existence, il a été le Grand Inquisiteur. Le pape et les cardinaux sont inquiets, le Grand Inquisiteur est de retour à Rome et il est prêt à utiliser le clavier post-mortem pour faire intervenir, depuis l’autre côté de la vie, ceux qu’il a préparés depuis des siècles. »

Inutile de vous préciser que, pour écrire une histoire pareille, j’ai dû faire pas mal de recherches historiques, mais aussi ai-je été forcé de réfléchir à ce qui se passe pour nous, après la mort, ce qui se passe… au quotidien ! C’est là que des évidences me sont apparues, mais des évidences qui sont quelque peu dérangeantes pour des gens du 21e siècle.

L’une de ces évidences, c’est que les défunts ne peuvent pratiquement pas influer sur le monde matériel. C’est la raison pour laquelle nous n’avons d’ailleurs aucune conscience de leur présence à nos côtés,. S’ils sont bien là, tout autour de nous, évidemment. En certains cas, des manifestations sont perceptibles, mais elles sont brèves et impossibles à reproduire.

Une expérience personnelle d’un contact avec un défunt

Par conséquent, si comme cela m’est arrivé il y a une trentaine d’années, lors d’un bref séjour dans une auberge centenaire, vous êtes réveillé en pleine nuit par un vieux monsieur en colère qui vous hurle dessus en anglais, en vous répétant de partir de sa maison, vous serez seul à l’avoir vu et vous ne pourrez probablement pas le voir une fois encore, même si vous séjournez dans cette auberge durant des mois.

Concernant cette étrange expérience, et comme je devine que cette situation doit vous intriguer, je vous précise que j’en avais parlé au proprio de l’auberge le lendemain matin et que je lui avais décrit le personnage en question. Il n’avait même pas eu l’air étonné. Je n’étais visiblement pas le premier à qui ça arrivait. Il m’avait alors entraîné dans son bureau pour me faire voir des photos d’époque et j’ai repéré sans difficulté l’homme en question. Un certain Mc Gowan qui avait construit cette grande résidence vers les années 1890, au bord d’un immense lac du Québec. La maison est maintenant transformée en auberge.

Je vous disais donc qu’il semblait assez évident que si nos proches décédés nous entourent, ne serait-ce que pendant un temps avant de poursuivre leur existence, ils ne peuvent généralement pas avoir de contact avec la matière. Ils ne peuvent soulever ou déplacer un objet comme ils le voudraient, ils ne peuvent pas écrire avec un crayon et même pas enfoncer une touche sur un clavier, ni même déclencher les touches sur un écran tactile et nous laisser ainsi un message. Ce constat m’a amené à imaginer ce qu’était le quotidien d’un nouvel arrivant de l’autre côté de la vie.

D’abord, j’ai pensé à la vision à 360 degrés. L’absence des limites du champ visuel me semble indiscutable puisque le champ visuel est déterminé par les limites de nos yeux. Je me suis ensuite demandé sous quelle forme nous pouvions ainsi poursuivre notre existence une fois hors de notre enveloppe biologique, de notre corps. J’ai tout de suite pensé à l’intelligence artificielle qui est en progression fulgurante dans nos sociétés. Cette forme d’intelligence a une existence bien réelle alors qu’elle n’est constituée que d’électricité à très basse tension. De manière simpliste, je pourrais dire qu’elle est née d’un partage de courants électriques entre des composantes fonctionnant à l’énergie électrique.

Le clavier post-mortem

Nous serions une âme pour certains, une énergie pour d’autres

Comme l’homme, qu’il le veuille ou non, s’inspire de la nature depuis des millénaires dans la création de ses inventions, les oiseaux pour les avions, par exemple, je trouvais envisageable qu’il s’inspire, même sans s’en rendre compte, de la nature en créant l’intelligence artificielle. Dans ce cas, la nature aurait créé des êtres composés d’énergie, d’électricité, et nous serions ces êtres.

La question qui se posait alors, c’était dans quel but enfermer ces êtres dans un corps ? Il me fallait trouver une réponse même si dans un roman on peut se permettre d’imaginer l’inimaginable. Alors j’ai trouvé une hypothèse qui se résume ainsi : la nature crée des êtres composés d’énergie fine, une sorte d’énergie plus près de la lumière que de l’électricité comme on la connait. Nous pourrions dire, d’une manière générale, que c’est l’âme et, comme toujours, la nature ne fait rien sans raison, évidemment. Ces êtres d’énergie fine, comme toutes les créatures, doivent se développer et se reproduire. La nature avait aussi besoin de créatures pour peupler des mondes, des planètes, des univers. Et elle se devait d’étendre ses créatures vivantes à l’ensemble des univers, d’où la nécessité de les doter d’une double capacité, celle de se déplacer d’un monde à l’autre sans égard aux distances et celle de s’incarner dans une enveloppe biologique propre à permettre la vie et l’interaction dans ces différents mondes.

Et si notre corps n’était qu’un scaphandre de chair nous donnant accès à cette planète ?

Autrement dit, le corps humain serait pour nous un peu l’équivalent de ce qu’est un scaphandre pour un plongeur. C’est un équipement qui lui donne accès à un environnement pour lequel il n’est pas du tout constitué à la base.

Et cette théorie du corps « scaphandre » va beaucoup plus loin dans la suite du récit. À travers tous les évènements que vivent mes personnages, par exemple le congédiement de David par son employeur, l’invitation qu’il reçoit de Rome à venir étudier les archives secrètes de l’Église, sa découverte du fait qu’il a déjà vécu par le passé et même ce terrible constat qu’il était le grand Inquisiteur, un tortionnaire et un meurtrier au regard de l’histoire, tout ça me sert aussi à mettre en place des éléments défendant cette théorie voulant que nous soyons des êtres composés d’énergie fine.

D’ailleurs, on découvre dans le récit que nous nous incarnons parce que c’est de cette manière que nous récupérons cette énergie fine dont dépendent notre survie et notre reproduction. Le cerveau n’agirait, toujours dans le cadre de cette hypothèse d’auteur, que comme une sorte de transformateur, de filtre. Ainsi, chacune des connaissances acquises, des émotions vécues, deviendrait une infime parcelle de cette énergie dont nous serions tous constitués.

Au fur et à mesure que l’histoire progresse, on apprend que plus une « âme » est ancienne, plus elle possède une grande quantité de cette énergie fine. Considérant que la principale partie de cette énergie proviendrait des cerveaux biologiques, cela implique que ceux d’entre nous qui sont les plus âgés ont vécus potentiellement des milliers d’années et ont ainsi connu de très nombreuses incarnations dans différentes enveloppes biologiques sur différents mondes.

Ce qui soulève alors la question suivante : qu’est-ce qui détermine notre venue dans un monde plutôt que dans un autre ?

La réponse pourrait nous être donnée, encore une fois, par la nature elle-même. Dans le roman, « Le clavier post-mortem – Projet CPM », mon personnage principal se trouve confronté à ce questionnement lors d’un évènement singulier. Car il ne faut pas vous méprendre, le contenu du roman est actions et suspense du début à la fin, il n’est certainement pas théorique, contrairement à l’image que pourrait vous en donner le traitement du sujet que je fais ici, en dehors du récit romancé.

Les écrivains ont de l’inspiration et parfois de la vision.

Dans le livre, je me suis efforcé de justifier les faits, les évènements, en élaborant des hypothèses qui me semblaient défendables. Et l’exemple que j’ai trouvé pour expliquer ce qui nous dirigerait vers un monde précis est celui de ce diapason en « la » qu’on frappe et qu’on approche d’une guitare. La corde correspondante au « la » va entrer en vibration et faire entendre la note « la ».

Plus simplement, nous serions en harmonie avec le monde qui nous correspond et il nous serait impossible de nous incarner dans un monde différent, plus primitif ou trop avancé pour nos propres capacités.

Le corps qui nous serait ainsi dévolu par la nature, en fait le cerveau de ce corps, correspondrait donc à notre besoin du moment en énergie fine. Je pourrais vous parler longtemps des tenants et aboutissants de cette théorie échafaudée pour les besoins du récit, car j’y ai consacré pas mal de temps, mais ce n’est pas le but de mon propos d’aujourd’hui. Je vous en reparlerai volontiers une autre fois, par contre.

Tout ce que je vous ai raconté depuis tout à l’heure n’avait qu’un objectif, vous inviter à considérer que si la vie se poursuit après la disparition du corps, c’est que cette continuité obéit forcément à des lois de la physique et que certaines de ces lois peuvent encore nous échapper.

Dans ce contexte, j’ai donc imaginé de fabriquer une cellule électronique hypersensible en mesure de détecter la plus infime variation d’un champ magnétique. Je dois vous préciser ici que je suis technicien en électronique de formation, bien que ma formation date un peu, à l’évidence. Ainsi, pour les besoins du roman, c’est un jeune ingénieur qui réalise cette cellule détectrice miniature qu’il place dans des touches de clavier. Il compte sur le fait que, depuis les 30 dernières années, tous les défunts ou presque savent se servir d’un clavier.

Le premier contact sur écran d’ordinateur avec une personne décédée.

Lorsque, dans son laboratoire, David réalise soudain que des mots apparaissent à son écran et que ces mots proviennent bel et bien de son CPM prototype, c’est pour lui aussi sans doute aussi exaltant que le fût en son temps la découverte de l’Amérique, pour Christophe Colomb. Toutefois, en discutant avec des défunts, dont certains font déjà circuler l’information à propos de son invention, David apprend que la vie de l’autre côté comporte ses propres règles et ses propres particularités. C’est aussi cela, communiquer avec les morts.

Il apprend ainsi que découvrir la vision à 360 degrés est souvent un choc pour les nouveaux arrivants et qu’il leur faut un certain temps pour s’y faire, distinguer l’avant de l’arrière et apprendre à se déplacer. Ce qui est d’autant particulier qu’ils ne perçoivent plus le poids du corps. Il apprend également que les défunts possèdent des sens propres à leur univers, dont l’ouïe, la vue et une certaine forme de toucher, mais que l’odorat et le gout n’existent plus, ce qui constitue une autre adaptation pour plusieurs nouveaux arrivants. Ils n’ont plus d’épiderme pour détecter les conditions environnementales comme le vent ou le froid, mais à la place, ils disposent d’un sens de la perception particulier qui leur permet de sentir approcher les créatures vivantes. Dans le récit, je parle aussi de ces scientifiques décédés qui ont bien dû reconnaitre qu’ils avaient eu tort de croire que tout s’arrêtait avec la mort et des théories étonnantes qui surgissent de leurs observations, sur place.

David découvre ainsi la vie au quotidien chez les gens décédés en attente d’une prochaine incarnation qui doivent vivre comme au Moyen âge, sans moyen de communication. D’ailleurs, comme on le faisait à l’époque, les défunts se regroupent régulièrement dans des endroits stratégiques pour échanger des informations sur les nouveaux arrivants et sur des sujets pouvant leur être utiles dans leur Nouveau Monde.

On trouve de tout dans ces endroits. Il y a des enseignants qui prennent en charge les enfants décédés afin de leur apprendre de leur mieux ce que leur incarnation trop courte ne leur aura pas permis d’apprendre. Des psychologues qui aident les défunts qui ont du mal à trouver la paix, des guides qui invite à apprécier la vie à un rythme naturel loin de la superficialité matérielle. Et il y a des religieux, de toutes les religions, dont certains qui tentent de convaincre les autres que le paradis attendu n’est que reporter !

Bref, au contact de tout cela, David prend vite conscience que le monde du 21e siècle n’a pas grand-chose en commun avec celui qui nous attend à notre mort et que, si le réseau social pour lequel il a fabriqué le CPM le vend à travers le monde, son arrivée va bouleverser complètement notre manière de voir non seulement la mort, mais aussi la vie.

Comment réagiront les gens malheureux et les malades gravement atteints en apprenant que leur vie actuelle n’est qu’une infime partie de leur existence ? Et les prisonniers à vie… sans compter tous ceux qui sont dans une situation qui leur semble sans issue ?

Les religions réagiront-elles à la preuve de la vie après la mort ?

Mais quelque chose saute aux yeux du jeune ingénieur au cours des conversations avec les disparus. Plus du tiers des habitants de la terre font partie de l’une ou l’autre des grandes religions. Et tous ces gens vont bientôt communiquer avec les morts. Ils auront accès à leurs proches disparus. Des proches qu’ils croyaient au paradis et qui se trouvent, pour un bon nombre, toujours ici !

David s’inquiète pour l’équilibre de nos sociétés. Il songe aux conséquences possibles si une grande religion interdit son invention alors que d’autres l’acceptent ! C’est alors qu’il choisit de s’opposer à la mise en marché du CPM, rien de moins. Mais la direction du réseau social a tous les plans en main. Elle n’a pas besoin de lui pour commercialiser l’appareil et on le congédie séance tenante.

Toutefois, au moment où on lui annonce son congédiement, un représentant du pape se trouve chez lui et l’invite à venir passer une année entière à faire des recherches dans les archives secrètes du Vatican. David, qui a toujours été fasciné par ces archives, trouve que cette proposition tombe à pic. Mais est-ce vraiment un hasard ? Il accepte et se retrouve à Rome dans les jours qui suivent. Là, il est introduit à quelques cardinaux, dont certains affichent un comportement pour le moins étrange à son endroit. Il mène sa petite enquête et finit par apprendre des choses tout à fait déroutantes.

Un jour, un cardinal habituellement peu amical l’invite à le suivre dans une chapelle du musée du Vatican et le place en face d’une fresque montrant un tribunal et un moine entouré de flamme sur un bucher. Vous avez été cet homme, lui annonça le cardinal. Ce pauvre moine sur le bucher ? répondit David sans aucune conviction. Non, fit le cardinal, ce juge au centre du tribunal, le grand Inquisiteur ! C’était vous, nous en avons la preuve !

Et c’est cette annonce pour le moins étonnante pour mon personnage principal qui va me servir, tout au long du récit à tisser une trame serrée entre des évènements ayant eu lieu à l’époque de la grande Inquisition espagnole et l’incarnation actuelle de David. Le lien avec l’invention d’un appareil permettant de relier les deux côtés de la vie, le Clavier Post Mortem, fera surface en temps opportun.

À partir de ce que je vous ai expliqué plus tôt, vous devinez que, en tant qu’auteur, je me suis servi de ces situations déroutantes pour explorer non seulement le quotidien des défunts, mais aussi ce que serait notre propre existence si le CPM était véritablement mis en marché dans les mois à venir.

La question qui se pose maintenant c’est : ce clavier est-il réalisable ? Communiquer avec les morts de cette manière est-il possible ? Deux conditions sont nécessaires à sa réalisation. La première, c’est que cette théorie de la survie d’un corps composé d’énergie soit exacte afin que la détection puisse en être possible. La seconde, c’est que techniquement nous arrivions à fabriquer une cellule détectrice de variation de champ magnétique à la fois hypersensible et miniaturisée, à prix abordable. On moment où je vous tiens ces propos, un technicien et un ingénieur tentent bénévolement et par curiosité, de produire la cellule que j’ai imaginée. Si le projet fonctionne, le CPM sortira de mon roman et vos proches disparus pourront vous expliquer eux-mêmes comment les choses se passent de l’autre côté de la vie !

Pierre Roland Mercier
Auteur du roman « Le clavier post mortem – Projet CPM »
Texte d’une conférence tenue au Québec en décembre 2017. Disponible aussi sur Youtube.